Le soulèvement du Ghetto de Varsovie

Le 19 avril 1943: le ghetto de Varsovie se soulève

Le Ghetto en feu.
Le Ghetto en feu.

 Les faits:

Le soir de la Pâque juive (Pessa’h), les nazis et leurs auxiliaires ukrainiens et polonais pénètrent dans le ghetto avec pour objectif de le vider définitivement de ses occupants. 85% des juifs de la ville ont déjà été déportés dans des camps de concentration ou d’extermination quand les derniers habitants refusent tout nouveau départ forcé. Alors que la propagande nazie leur faisait croire qu’ils étaient simplement déplacés dans des régions industrielles ou agricoles pour participer à l’effort de guerre allemand, des informations portant sur la terrible réalité leur parviennent enfin.
Ce qui devait être une simple opération d’évacuation de 3 jours se transforme en opération militaire féroce et acharnée. Des francs-tireurs très jeunes pour la plupart, regroupés sous la bannière de l’Organisation Juive de Combat (OJC) luttent farouchement et causent de sérieuses pertes aux troupes SS, humaines et matérielles.

Pourquoi c’est important:

Face à leur incapacité à avancer dans cette jungle urbaine qu’est devenu le ghetto, le commandement nazi incendie méthodiquement la ville. Alors que peu de juifs, combattants et civils, en réchappent, cet événement marque un épisode héroïque de résistance face à l’oppression, une lutte désespérée de David contre Goliath.
Le sens de cette lutte si inégale est parfaitement exprimé par l’un de ses protagonistes, Izrael Chaim Wilner: « Nous ne voulons pas sauver notre vie. Personne ne sortira vivant d’ici. Nous voulons sauver la dignité humaine ».

Ce qu’on peut en voir:

Le ghetto a été presque entièrement rasé par les nazis, ainsi que la quasi totalité de Varsovie durant la bataille qui opposa Allemands et Soviétiques l’année suivante; il est donc difficile de se faire une idée des lieux en allant sur place, même si la reconstruction de la ville a tenté de recréer son visage d’avant-guerre. Par contre, de nombreux films on représenté cet épisode historique. Le pianiste, de Roman Polanski, Jakob le menteur de Peter Kassovitz ou encore 1943, l’ultime révolte, de Jon Avnet en sont quelques exemples.

Le pianiste

Jakob le menteur

1943 l’ultime révolte

Pour aller plus loin:

Le portrait de l’un des rares rescapés, l’emblématique Marek Edelman
Chronologie du ghetto de Varsovie
Un documentaire sur Varsovie (et pas seulement le ghetto) dans la guerre

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